Confusion persistante entre futur et conditionnel : « vous en ferez », « vous en ferai ». L’emploi du pronom « en » avec le verbe « faire » intensifie les hésitations, même chez des locuteurs aguerris. La terminaison « -ai » au lieu de « -ez » surgit régulièrement dans des contextes formels, en décalage avec la logique du mode utilisé. L’erreur prend racine dans l’oral, s’immisce dans l’écrit, et résiste aux rappels grammaticaux traditionnels.
Vous en ferez, vous en ferai : pourquoi tant d’hésitations autour de cette expression ?
La conjugaison française adore semer des embûches, et « ferez » ou « ferai » s’affrontent dans nos phrases avec une régularité déconcertante. Il suffit d’un moment d’inattention pour que la confusion surgisse, aussi bien à l’écrit qu’à l’oral. D’un côté, « vous en ferez » s’inscrit dans le futur, deuxième personne du pluriel. De l’autre, l’intrus « vous en ferai » s’invite parfois dans les échanges, alors qu’il ne tient pas debout en dehors de constructions indirectes très pointues, et rares dans le langage courant.
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Ce n’est pas simplement une question de grammaire. C’est aussi une affaire d’automatismes, de mémoire, de glissements sonores. L’oreille confond la terminaison « -ai » du futur, normalement réservée à la première personne (« je ferai »), avec le « -ez » de la deuxième personne du pluriel (« vous ferez »). L’erreur se glisse d’autant plus facilement que les deux formes sonnent presque pareil, et qu’on les croise souvent dans le feu de la conversation.
Même le rire se mêle parfois à la partie. Bergson, Kant ou Voltaire ont observé comment l’humour révèle nos automatismes, y compris ceux de la langue. Rire de soi, s’autoriser l’autodérision, c’est reconnaître ce décalage entre la règle et l’usage. Chez les Anglo-Saxons, l’humour s’arme de finesse ; dans la tradition juive, Sara rit à l’annonce miraculeuse de la naissance d’Isaac, un sourire mêlé de surprise et de doute. Les rappels sur la règle d’orthographe “ferez/ferai” sont nombreux, mais il arrive que l’esprit préfère s’amuser de l’erreur, preuve que la langue française sait rester vive et imprévisible.
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Le rappel malin pour ne plus jamais se tromper entre “ferez” et “ferai”
Pour éviter de se tromper entre « ferez » et « ferai », il suffit de se recentrer sur la personne qui effectue l’action. Voici comment distinguer ces deux formes sans plus hésiter :
- « Ferai » s’utilise uniquement avec la première personne du singulier : « je ferai ».
- « Ferez » correspond à la deuxième personne du pluriel : « vous ferez ».
Cette distinction paraît évidente, mais à l’oral, tout se brouille. On parle vite, la vigilance se relâche, et l’erreur s’immisce entre les mots, presque sans qu’on y prenne garde.
Un réflexe à adopter : demandez-vous toujours qui agit. Si c’est « je », choisissez « -ai ». Si c’est « vous », optez pour « -ez ». Un principe simple, mais redoutablement efficace. Comme en investissement : négligez un détail, et c’est tout le rendement qui s’effondre. Ici, la terminaison fait la différence entre une phrase juste et un faux pas.
Pour mémoriser la règle, rien de mieux qu’un tableau récapitulatif. Il permet de visualiser d’un coup d’œil la bonne forme selon le sujet :
| Sujet | Futur | Exemple |
|---|---|---|
| je | ferai | Demain, je ferai un placement en bourse. |
| vous | ferez | Avec ce super-livret, vous ferez fructifier votre argent. |
La conjugaison façonne le sens de chaque phrase. Vérifier sa terminaison, c’est comme relire une analyse sur le blog de Julien ou un avis de Phil sur la finance : cela évite bien des déconvenues. Un geste simple, une habitude salutaire.
Sur la scène de la langue, les mauvaises terminaisons n’obtiennent pas de rappel. Mais la rigueur, elle, reste toujours à l’affiche.

